LE FER : SAVOIR BIEN IDENTIFIER LES DÉFICIENCES

LE FER : SAVOIR BIEN IDENTIFIER LES DÉFICIENCES

Le fer est un minéral vis-à-vis duquel la biologie humaine a un comportement unique. L’organisme met une grande protection à l’entrée digestive pour que les apports assimilés ne dépassent pas les besoins, et limite les sorties pour que le fer ingéré soit recyclé plutôt que renouvelé. Cela a deux conséquences majeures : il est difficile de recharger un organisme un fer et lorsqu’il y a un excès, la seule solution efficace est la saignée.

 

Carence ou excès, les deux sont un problème !

 

L’organisme doit se protéger contre l’excès de fer qui a des effets néfastes sur la santé, comme c’est le cas de manière marquée dans l’hémochromatose, maladie génétique dans laquelle la protection qui régule les apports de fer fonctionne mal.

Il doit aussi assurer un minimum de stock pour que les atomes de fer puissent assurer leur fonction physiologique : maturation des globules rouges, activité d’enzymes, activité cérébrale…

 

La déficience

 

La déficience en fer conduit classiquement à une anémie microcytaire, c'est-à-dire baisse de l’hémoglobine et du volume globulaire moyen (VGM). À un stade plus précoce, les signes sont moins spécifiques : fatigue, dysfonctionnement cérébral.

L’organisme peut manquer de fer suite à une insuffisance d’apport (ce qui est rare), à une perte excessive (saignements), ou à un déficit d’assimilation qui peut être la conséquence de la présence d’inhibiteurs (café, thé vert) ou d’un affaiblissement de la muqueuse intestinale (atrophie), qui ne permet plus d’augmenter l’assimilation pour faire face au manque, comme cela se passe en principe physiologiquement.

 

La ferritine, indispensable !

 

Le fer sérique est un bien mauvais marqueur de la déficience en fer, il n’est diminué qu’à un stade tardif. En revanche, il s’abaisse facilement et rapidement en cas d’inflammation.

Parmi les examens courants, celui de la ferritine, qui reflète le stock de l’organisme, donne une indication fiable. Une valeur supérieure à 50 µg/l indique un niveau de sécurité. En deçà, une complémentation est utile en prévention ou face à des manifestations présentes. Au-delà, toute complémentation fortement dosée doit être évitée, car un excès de fer est néfaste pour l’organisme.